La Cantatrice Chauve

Texte de Eugène Ionesco

Mise en scène par

Kelly Vanham & Erwan Ninane

Avec :

Laurent Backaert

Marie Blondiau

Thibault Siplet

Arthur Trigaux

Aurélie Desprez

Lucia Siatidis

Du 14 au 17 février

à 20h

à la Salmigondis

Résumé

La Cantatrice Chauve ! Serait-ce un opéra ? Si elle est chauve, il suffit de lui mettre une perruque non ? Est-ce que ce manque capillaire aura une influence quelconque sur la pièce ? Quel titre intrigant… Mais si vous êtes fan d’Eugène Ionesco, vous n’êtes pas en train de vous poser ce genre de questions. Peut-être avez-vous déjà vu ou lu cette pièce. Vous avez alors une raison de plus de venir voir notre interprétation ; elle risque de vous surprendre. Et pour ceux qui auront peut-être l’occasion de venir découvrir cet auteur, je tiens à ne pas créer de faux espoirs en vous : ce n’est pas un opéra. Mais il y a un bon nombre d’autres choses qui devraient vous plaire. Comme vous n’avez potentiellement encore aucune idée de ce dont parle la pièce, parlons-en. C’est au cours d’une rencontre planifiée et pourtant tout à fait inattendue que deux couples typiquement anglais s’échangeront des banalités et des politesses bien anglaises dans un intérieur bourgeois lui-même tout à fait anglais. A ces derniers s’ajouteront les interventions de l’espiègle Mary, la bonne, se prenant parfois pour un détective qui tente de mettre un peu de lumière au sein de cette cascade de situations aussi drôles qu’étranges. Et lorsque la sonnette aura sonné quatre fois, le Capitaine des pompiers nous surprendra à son tour à enflammer les planches. A la recherche désespérée d’un petit feu à se mettre sous le jet d’eau, cet homme charmant plaisantera avec ses hôtes jusqu’à ce que le devoir l’appelle. La conversation s’échauffera de plus en plus, toujours rythmée par les coups de la pendule contradictoire et ce jusqu’à ce qu’elle ait retenti autant de fois qu’elle le veut. Le comique des situations cache pourtant derrière lui un certain nombre de clichés et de critiques attendant d’être démasqués. Aussi peut-être vous demanderez-vous quelle est la morale de cette pièce qui semble bien anecdotique ? Hé bien c’est à vous de la trouver. 

Disciple de l’absurde ? Vous l’avez bien compris, vous serez servis. Novice de l’absurde ? Vous serez surpris de voir tout ce qu’on peut en faire. N’ayez pas peur de ce mot, de l’absence de sens qu’il engendre, de la remise en question qui l’accompagne. Venez simplement profiter de notre interprétation de la Cantatrice Chauve.

« L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites. »  Albert Camus

Cartes blanches

  • Mardi et mercredi : Kap Contes
  • Jeudi et vendredi : Sylvebarbe le Conteur